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Le métier de rédacteur Web

Cette page contient des extraits d’un livre rédigé par une rédactrice Web à l’intention de ceux qui voudraient en faire leur métier. Une seconde partie mentionne 2 articles apportant un éclairage sur la rédaction Web en lien avec le community management.

Pour le moment, les formations proposées au GRETA Clermont-Auvergne intègrent la rédaction Web comme une compétence complémentaire, intégrée dans un ensemble plus large de compétences (la conception de sites Web ou la gestion de communautés en ligne).

Il me semble toutefois nécessaire d’identifier clairement quelles sont les compétences professionnelles requises pour s’affirmer rédactrice ou rédacteur Web.

L’avis de Lucie Rondelet

Consultante et formatrice, Lucie Rondelet a créé Formation Rédaction Web (formation-redaction-web.com), un organisme de formation agréé. Sur son site, elle traite à la fois de rédaction Web SEO et de stratégie digitale. Depuis 2018, avec son équipe pédagogique, elle accompagne les élèves dans leur reconversion professionnelle. Elle anime une chaîne YouTube (youtube.com/c/lucierondelet) qui compte déjà près d’un million de vues.

Lucie Rondelet a écrit Le guide du rédacteur Web SEO freelance, publié aux éditions Eyrolles.

Voici un extrait de ce qu’elle écrit au chapitre 3 intitulé Profil et responsabilités du rédacteur Web.


Rédacteur Web

Le rédacteur écrit, mais il n’est pas un auteur. À la différence de ce dernier, le rédacteur ne signe généralement pas de son nom. Il écrit pour les autres.

Sa particularité réside dans le fait qu’il rédige spécifiquement pour le Web et cela signifie qu’il est lu sur des supports numériques.

Il doit donc avoir de vraies qualités rédactionnelles pour tenir hors d’haleine un lecteur distrait. Il ne fait pas de fautes d’orthographe, connaît les règles de grammaire et de typographie. Son style est fluide, sans fioritures ni envolées lyriques (sauf si cela est demandé et attendu par le client). Il a un bon esprit de synthèse et sait aller à l’essentiel pour rendre la lecture agréable.

Outre ses qualités rédactionnelles, ce professionnel de l’écriture est curieux de nature, il s’intéresse à tout ou presque. Lorsqu’il ne maîtrise pas un sujet, ile est capable d’aller chercher des sources fiables, primaires, afin d’en extraire l’essence.

Le rédacteur Web est donc autonome dans ses recherches. À la différence d’un journaliste, il ne mène pas d’investigations et ne fait pas d’interviews. Il se contente de récolter des informations, de les compiler et de les recycler pour créer de nouveaux contenus. S’il a des connaissances spécifiques sur un sujet, il peut bien sûr apporter son expertise et la partager dans les articles, à condition d’être certain de ne diffuser que des informations fiables.

SEO (Search Engine Optimization)

Il est difficile aujourd’hui de faire l’impasse sur le SEO lorsqu’on est rédacteur Web. Pourquoi ? Parce que la plupart des sites sont destinés à apparaître dans les moteurs de recherche ; ils doivent donc être optimisés pour le référencement naturel. Bien sûr, certains contenus comme les textes purement informatifs, les actualités, les fiches produits ou bien les scripts de formation n’ont pas toujours vocation à être indexés par les algorithmes de Google. Cependant, peu de rédacteurs se spécialisent dans ces types de contenus. Cela fait partie de leurs compétences, mais la plupart des clients attendent d’un rédacteur Web qu’il maîtrise le SEO.

Au premier abord, le SEO a tendance à rebuter les personnes ayant un profil plutôt littéraire, pourtant, de nombreux rédacteurs prennent beaucoup de plaisir à analyser les résultats de leurs clients, retoucher des articles, préparer des plannings éditoriaux ou encore, à construire des structures de texte optimisées pour le référencement naturel. […]

Aujourd’hui, un rédacteur qui ne maîtrise pas le SEO ne peut pas être considéré comme un rédacteur Web, c’est un simple rédacteur.


Listez toutes les compétences mentionnées par Lucie Rondelet. Différenciez celles que vous avez déjà acquises, celles que vous êtes en train d’acquérir et celles qu’il vous faudra acquérir plus tard pour revendiquer cette dimension professionnelle dans votre portfolio ou votre CV.

Rédaction Web et community magement

Le point de vue des professionnels

Voici un permier article publié sur le site redaction-correction.fr

Après avoir lu cet article quelle réponse peut-on apporter à la question posée dans le titre de l’article ?

Voici maintenant un autre point de vue, présenté sur le site journalducm.com

Quel est le point de vue et l’avis développé dans ce second article ?

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Vidéos Photoshop

Voici une sélection de vidéos approfondissant des points abordés dans le cours d’initiation à Photoshop. Les versions du logiciels utilisées par les auteurs peuvent être différentes de celles utilisées en formation ou disponibles sur les PC mis à votre disposition. Les notions abordées dans cette sélection restent cependant valables d’une version à l’autre.

Ne visionnez pas toutes les vidéos le même jour, vous allez vitre être saturé(e)s d’informations !

Gestion des calques

Comme dans Illustrator, la bonne gestion des calques dans Photoshop est une compétence fondamentale pour utiliser efficacement le logiciel.

Emmanuel Correia aborde le sujet avec clarté dans une vidéo de 36 minutes, découpée en sections de quelques minutes sur tous les points à maîtriser sur ce sujet. À visionner impérativement !

Vous trouverez dans cette vidéo un rappel sur le fait de décocher l’option “Sélection automatique” dans les options de l’outil “Déplacement”. L’activation occasionnelle de cette option se faisant en enfonçant la touche Cmd (sur Mac) ou Ctrl (sur PC), avant de cliquer sur un objet et ainsi sélectionner simultanément son calque.

Formats d’enregistrement avec des calques

Emmanuel Correia nous informe (en fin de vidéo…) que les calques peuvent être sauvegardés sous deux formats : le format PSD et le format TIF (ou TIFF), l’option “calques” étant cochée. Une remarque s’impose…

Sauvegardez vos maquettes au format PSD, avec vos calques organisés comme il se doit. Réservez le format TIF pour vos images aplaties (sans calques), converties en CMJN. Vous prendrez ainsi l’habitude d’utiliser des images TIF, éditées en fin de processus, pour les mises en page destinées à l’impression.

Vous veillerez à ce que vos images TIF aient une résolution de 300 dpi et vous éviterez ainsi l’erreur fréquente qui consiste à intégrer des images en RVB à 72 dpi dans des documents destinés à l’impression offset.

Si vous travaillez pour la publication en ligne avec InDesign, utilisez vos fichiers au format PSD, en RVB, à 72 dpi. Pour la publication en ligne proprement dite, vous aplatirez vos images et vous les enregistrerez en JPEG, en GIF ou en PNG suivant les besoins.

Palette Compositions de calques

Pour créer plusieurs versions d’un même projet, Emmanuel Correia nous fait découvrir les compositions de calques. La vidéo dure 13 minutes et cela peut nous être utile dans le contexte des exercices réalisés en formation… La fin de la vidéo concerne les calques d’objets dynamiques que nous n’abordons pas dans le cadre de ce cours d’initiation.

Transformations

Lors du cours en présentiel, nous avons eu de nombreuses occasions d’effectuer des transformations (symétrie axe horizontal, changement d’échelle, rotation, etc.).

Voici une vidéo d’Emmanuel Correia dans laquelle le photographe nous présente tout le potentiel de ce type d’opérations. Un rappel bienvenue pour fixer nos connaissances fraîchement acquises…

Pour ceux et celles qui sont fans de raccourcis clavier, Emmanuel Correia vous fait part de plusieurs raccourcis pour activer rapidement les transformations les plus utiles… enfin, de son point de vue 😉

Sélections

Les sélections permettent d’isoler des pixels pour leur faire subir des modifications, les transporter, changer leur couleur, etc. Plusieurs outils permettent d’effectuer diverses sélections en fonction des contextes de traitement d’image. Emmanuel Correia, fait le tour de cette question en trois vidéos (relativement courtes…) :

La dernière des 3 vidéos vous révèlera toutes les vertus de la tolérance et le mystère des pixels contigus !

Opacité et flux des traits de pinceau

De nombreux outils proposés par Photoshop nous amènent à utiliser un “pinceau” pour effectuer une opération sur l’image ou une partie de celle-ci. La gomme est par exemple une sorte de pinceau. Le paramétrage de l’opacité et du flux (dans la barre d’options de l’outil, en haut de la fenêtre de travail…) fait partie des réglages de la gomme. Le tampon de duplication dispose des mêmes options, le pinceau d’historique aussi.

Voici une vidéo permettant de visualiser clairement comment les réglages de l’opacité et du flux influent sur le comportement des outils de type “pinceau”.

N’hésitez pas à faire des essais sur des pages vierges (comme sur la vidéo). Utilisez des réglages extrêmes pour bien voir et analyszer ce qui se passe.

Modifiez ces paramètres quand vous utilisez la gomme pour parfaire un détourage automatique, par exemple. Travailler par petites touches successives est parfois plus rassurant… et plus productif 😉

Emmanuel Correia, comme à son habitude, approfondit la question. Visionnez en complément sa vidéo intitulée L’outil pinceau dans Photoshop CC

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Photoshop – montages simples

Dans ce cours vous allez réaliser des montages photographiques simples en vue d’une finalisation avec InDesign. Vous réaliserez l’image de fond d’une publicité pour Facebook ou Instagram (format 1080×1080 pixels)

Les sources d’inspiration

Nous allons nous inspirer du travail graphique du lab créatif de l’agence Junto pour la réalisation de quelques unes de leurs campagnes publicitaires. Celles-ci s’inscrivent bien sûr dans un cadre marketing mis au point avec soin. Seul le style graphique de quelques réalisations va nous servir de base pour nos exercices.

Les images publiées dans la rubriques Nos réalisations sont mises à votre disposition lors du cours en présentiel.

Nous ne prétendrons pas savoir mener une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux en ayant réalisé quelques montages “à la manière de”…

Les sources documentaires

Nous allons avoir besoin d’images de personnages (hommes et femmes de différentes origines et de différents âges). Nous devrons intégrer dans nos montages des éléments visuels complémentaires (objets, décor, textures, etc.

Le mieux serait de collecter des personnages déjà détourés. Dans un cadre professionnel, les images utilisées doivent être libres de droits, utilisables dans un cadre commercial. Le fait qu’elles soient gratuites est aussi un argument de poids, surtout dans un cadre de formation et d’exercice fréquent. Des contraintes peuvent être liées à la gratuité des ressources.

Je vous propose donc de rechercher nos images sur 2 plateformes :

MrCutout.com

MrCutout.com permet aux utilisateurs inscrits sur la plateforme de télécharger gratuitement chaque jour 2,5 Mo d’images enregistrées au format PNG.

Les images de MrCutout sont détourées avec soin et disponibles en plusieurs tailles. Ne téléchargez pas d’images trop grandes… ni trop petites. Pour vous permettre de commencer les exercices proposés, je mets à votre disposition quelques images. Conservez votre capital de téléchargement quotidien pour compléter éventuellement vos montages.

Icones8.fr

Icones8.fr permet aux internautes de télécharger des images en basse définition. Toutes proposées en libre téléchargement au format JPEG, les images détourées sont en fait téléchargées au format PNG (avec fond transparent).

L’usage gratuit des images mises à disposition par Icones8.fr nécessite en contrepartie la mise en place d’un lien vers la plateforme. Seules les images en basse définition sont téléchargeables gratuitement. Cette basse définition est toutefois assez haute pour permettre un usage sur la plupart des encarts publicitaires publiés en ligne.

Les images de la plateforme Icones8.fr sont éditables directement sur le site, à l’aide d’une application en ligne nommée Mega Creator. Vous en découvrirez les possibilités en toute autonomie : c’est un outil puissant et très intuitif ! Par contre, l’exportation des réalisations nécessite un abonnement (29$ par mois) ou un paiement pour 1 téléchargement ponctuel (6$).

Notez que Mega Creator propose des modèles de composition d’encarts publicitaires, images de post, stories, etc. Vous pouvez vous en inspirer pour vos propres travaux dans Photoshop 😉

Un outil de détourage automatique

Le détourage consiste à isoler le sujet principal de l’arrière plan devant lequel il se tient. Cette opération nécessite patience et minutie quand elle est effectuée à la main. Icones8.fr propose un outil de détourage automatique assez performant : Background Remover. Nous aurons l’occasion de le tester lors de nos exercices.

Les images mises à disposition

Vous êtes invités à télécharger les images que nous utiliserons pendant le cours.

Les projets à finaliser

Il s’agit de fond d’encarts publicitaires à compléter ultérieurement avec InDesign. Nous rajouterons des textes et des boutons d’appel à l’action (CTA) lors des cours consacrés à InDesign. Nous exporterons alors les encarts complets, aux formats d’utilisation sur le Web.

Dimensions des 4 premiers encarts : 1080 x 1080 px – Enregistrement au format PSD (format natif de Photoshop)

Dimensions du dernier encart : 1080 x 1920 px – Enregistrement au format PSD (format natif de Photoshop)

Les consignes de réalisations sont communiquées en présentiel, au fur et à mesure de l’avancée des projets choisis.

Les logos Aesthé et Franprix sont à collecter en ligne.

Le même fichier Photoshop pourra contenir tous les calques nécessaires pour afficher les 2 projets Aesthé. Un autre fichier Photoshop contiendra tous les calques les 2 projets Franprix. Nous ne travaillerons pas avec plusieurs plans de travail dans le même fichier (pour commencer…)

En activant les calques appropriés, vous afficherez telle ou telle proposition.

Le dernier projet est un bonus réservé à ceux qui souhaitent aller un peu plus loin dans la découverte du potentiel de Photoshop. Vous trouverez les explications nécessaires dans le tuto d’accompagnement (en cours de réalisation).

Projet 1 – Aesthé proposition 1

Projet 2 – Aesthé proposition 2

Projet 3 – Franprix proposition 1

Projet 4 – Franprix proposition 2

Projet Bonus – Story

Les projets proposés correspondent à des formats publicitaires standards sur les réseaux sociaux. J’ai repris sur une fiche la liste des formats les plus utilisés.

En savoir plus

Côté design graphique

Pour le choix des couleurs et des typographies je vous invite à lire l’article d’Antoine Bardelli le design graphique et le marketing sectoriel

Côté technique

Je publie sur une autre page une liste de vidéos traitant plus précisément des points abordés dans le cours en présentiel. Je prépare aussi des tutos complémentaires, pour préciser quelques points sur lesquels je vous ai senti encore hésitant(e)s 😉

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Veille informationnelle et community management

Dans le cadre de la formation Community Management, un complément d’information sur la surveillance des conversations sur les réseaux sociaux est nécessaire en introduction.

Les veilles du community management

Le cours sur la veille informationnelle et technologique concerne la surveillance d’un secteur professionnel quel qu’il soit (le design graphique, le webdesign, la formation professionnelle ou tout autre secteur). Elle s’apparente parfois à la veille rédactionnelle, par ses méthodes et ses outils.

Les community managers, de leur côté, pratiquent un autre type de veille en plus de la veille informationnelle, technologique ou rédactionnelle. Il s’agit du monitoring (surveillance) des conversations touchant la marque de leur client ou de leur employeur.

Avec des outils dédiés, le (la) CM surveille les réseaux sociaux et, plus largement, collecte toutes les données émises sur le Web concernant l’entreprise pour laquelle il (elle) travaille. L’analyse des données collectées oriente ensuite la stratégie marketing de l’entreprise concernée. Cette activité de monitoring-surveillance est partie prenante du métier de community manager.

La veille informationnelle et technologique dont il est question dans le cours VIT est d’un autre ordre. Elle s’ajoute au monitoring des réseaux sociaux, permettant ainsi au community manager d’évoluer dans ses propres pratiques (…dont sa pratique de la surveillance des réseaux sociaux).

La veille rédactionnelle ou éditoriale, quant à elle, a pour objectif de nourrir le fond des publications sur tel ou tel sujet. Il s’agit d’une pratique documentaire incluse dans les premières étapes de toute rédaction sérieuse. À l’heure du Web 3.0 elle passe aussi par des outils de surveillance automatisée, des agrégateurs de flux et des plateformes collaboratives de curation.

Pro en Community management

Un livre, publié aux édition Vuibert, mentionne les deux types de veille. S’adressant à des community managers, il ne les distingue pas explicitement mais les 2 veilles y sont pourtant présentées en filigrane.

Le premier chapitre-objectif mentionné dans le sommaire s’intitule “Effectuer une veille”. Les trois premiers outils abordés dans ce chapitre concernent la veille générale. Les trois outils suivant concernent le monitoring.

De plus, le premier plan d’action proposé à la suite de la présentation des 6 outils est divisé explicitement en 2 parties. La première partie concerne l’utilisation des outils Feedly, Pocket et Scoop.it. La seconde partie concerne l’utilisation des outils Digimind, Talkwalker et Mention.

Pour vous en convaincre, voici l’extrait du livre proposé sur Calameo par les éditions Vuibert.

Le choix des outils de VIT

J’ai effectué un choix nuancé, par rapport aux recommandations des auteurs de “Pro en CM”, pour sélectionner les outils recommandés dans le cadre de la formation VIT (Veille Informationnelle et Technologique).

Sont mentionnés ici les seuls outils dont il est question plus haut, de même que les alternatives choisies. Plusieurs autres outils sont proposés ou recommandés dans la suite du livre “Pro en CM” et dans le cours de VIT.

Feedly a retenu mon attention pour la gestion des flux RSS. Sa simplicité d’emploi et son offre gratuite basique mais fonctionnelle en font, à mon sens, un bon outil pour débuter.

Pocket est mentionné dans mon cours comme simple outil alternatif à Deskyo, dont je recommande l’usage pour la collecte des liens hypertextes (favoris ou bookmarks). Deskyo devient très vite un outil incontournable même dans sa version gratuite.

Je ne recommande pas l’usage de Scoop.it pour sa politique trop restrictive concernant son offre gratuite. Je recommande plutôt l’usage de Netboard pour publier ses résultats de veille (curation). La plateforme est entièrement gratuite et son potentiel de personnalisation des sites publiés offre des perspectives intéressantes.

Bibliographie complémentaire

Voici des extraits de livres sur le community management, consultables en ligne. Des liens vers la page correspondante chez l’éditeur vous permettent d’en savoir plus.

La boîte à outils du community manager

Livre édité par Dunod.

Community management.

Comment les marques se transforment se transforment au contact de leurs communautés. Livre édité par Dunod.

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Photoshop – Intro

Ce cours est une introduction à la manipulation d’objets graphiques matriciels avec le logiciel Adobe Photoshop, dans la cadre de la formation Community Management.

Les objets graphiques matriciels

Désignations

Les objets graphiques matriciels sont aussi nommés :

  • photos
  • images bitmap
  • images matricielles

Formats numériques

Les images matricielles sont enregistrées numériquement sous forme de fichiers. Les extensions des principaux formats numériques de fichiers d’images matricielles sont :

  • JPEG ou JPG (Joint Photographic Experts Group)
  • PNG (Portable Network Graphics)
  • GIF (Graphic Interchange Format)
  • TIFF ou TIF (Tagged Image File Format)
  • PSD (PhotoShop Document)
  • et beaucoup d’autres

Tous ces types de fichiers s’ouvrent avec Photoshop et PSD est le format natif des images matricielles éditées avec Adobe Photoshop.

Description technique

Les images matricielles sont composées de pixels (contraction de PICTure ELement) disposés sur une matrice (une grille de colonnes et de rangées). Chaque pixel d’une image matricielle peut prendre différentes valeurs selon la profondeur de l’image (1, 8, 16, 24 ou 32 bits par couche).

Voici une vidéo publiée sur IDIKOtv expliquant quelles sont les caractéristiques d’une image RVB.

Les images en mode RVB (destinées à la publication hébergée et non imprimée) sont composées de 3 couches d’informations. Une couche pour le rouge (R), une couche pour le vert (V) et 1 couche pour le bleu (B). Les informations de chaque couche se combinent pour déterminer la couleur de chaque pixel.

Chaque couche de couleur d’une images matricielles en RVB peut prendre 256 valeurs différentes (de 0 à 255).

En savoir plus

Emmanuel Correia, dans un tutoriel vidéo, présente les images matricielles en les opposant aux images vectorielles. Il apporte des précisions la définition d’une image (en termes professionnels).

Pour en savoir plus sur le système RVB (ou RGB, en anglais), vous pouvez consulter Wikipedia via l’interface de Wikiwand.

L’aide d’Adobe Photoshop apporte des précisions sur les points qui viennent d’être abordés.

Les éditeurs matriciels

Les images matricielles sont éditables avec un éditeur matriciel ou logiciel de traitement d’images bitmap.

Dans le cadre de de cours, nous utiliserons le logiciel Adobe Photoshop, proposé par l’entreprise américaine Adobe. Il existe de nombreux autres outils permettant de manipuler des images bitmap.

On distingue les outils de traitement d’images ou de photos et les outils de création de dessins ou peintures. Photoshop permet de tout faire… et les “gros” logiciels de traitement d’images bitmap offrent tous la possibilité de dessiner et de peindre numériquement.

Les logiciels orientés dessins s’utilisent de préférence avec une tablette graphique (Wacom, XPPen, …).

Les listes qui suivent mentionnent quelques outils parmi de très nombreux autres logiciels.

Logiciels orientés traitement d’image

Logiciels hors ligne orientés traitement d’images

Logiciels en ligne orientés traitement d’images

  • Pixlr E (interface inspiré de Photoshop) – Gratuit et version Pro
  • Pixlr X (orienté Web – interface grand public) – Gratuit
  • Photopea – Gratuit
  • etc.

Logiciels orientés dessin ou peinture

Logiciels hors ligne orientés dessin ou peinture

Logiciels en ligne orientés dessins ou peinture

Logiciels orientés pixel art et expérimentation graphique

Logiciels en ligne orientés pixel art

Logiciels expérimentaux en ligne

  • Outils disponibles via bitbof.com (éditeur de Kleki, présenté plus haut)

L’utilisation des images matricielles

Les images matricielles couvrent un très vaste champ de productions graphiques. Leur plus grande spécificité est leur constitution en pixels juxtaposés.

Définition, résolution et taille de l’image matricielle

Voici une vidéo d’IDIKOtv, présentant de manière pédagogique les trois notions clés dont nous aurons besoin pour manipuler des images matricielles.

L’image matricielle imprimée

Pour les usages imprimés, il est nécessaire de produire des images de grandes dimensions (ou de grande définition). En effet, il est recommandé d’utiliser 250 à 300 pixels par pouce d’image imprimée pour obtenir une qualité suffisante.

Un pouce est égal à 2,54 cm. Pour présenter une qualité suffisante, une image imprimée de 10 cm de large (environ 4 pouces) doit avoir une largeur d’environ 1200 pixels (300 pixels x 4 pouces). La dimension exacte est 1181 pixels…

Inversement, on évalue la taille maximum d’impression d’une image (en centimètres) en divisant par 100 ses dimensions en pixels. Une image de 1200 par 800 pixels (définition = 1200×800) est imprimable de manière satisfaisante jusqu’à 12 x 8 cm ( la résolution est alors de 254 pixels par pouce).

L’image matricielle hébergée

Pour les usages hébergés, un compromis doit être trouvé entre le poids de l’image (le plus petit possible) et la qualité de son affichage sur différents écrans (la meilleure possible).

La résolution des écrans varie selon les appareils (de 30 ppp – pour les télévisions – à 300 ppp – pour les smartphones… et plus pour certains écrans de très haute résolution).

Sur un écran de bureau affichant 160 pixels par pouce (écran MDPI), une image de 8 pouces de large (20,34 cm), affichée en taille réelle, a une largeur de 1280 pixels.

La qualité de l’image affichée dépend donc de l’écran, mais aussi de la distance à laquelle on regarde cet écran.

Vous en apprendrez davantage en visionnant une vidéo de Didier Mazier, sur YouTube… attention, c’est un peu complexe !

Les formats prédéfinis des gabarits

Face à la multiplicité des combinaisons définition-résolution pour les images hébergées puis affichées sur écran, il est indispensable de suivre les recommandations des professionnels. Les logiciels proposent des formats Web standards, les plateformes en ligne aussi.

Photoshop propose des dimensions précises pour différents types d’affichage sur des écrans de bureau.

Photoshop propose également des dimensions standards pour différents types d’affichage sur mobiles.

Pixlr X ou Pixlr E, outils en ligne de traitement d’images matricielles, proposent de choisir le support de diffusion de l’image. La taille du document créé est paramétrée d’avance en fonction des exigences la plateforme de diffusion.

Vous trouvez en ligne les dimensions d’images exigées par les plateformes les plus connues :

En savoir plus

La collecte d’images matricielles

Les images matricielles sont partout. Attention, elles ne sont pas pour autant libres de droits !

Les archives et la propriété intellectuelle

Vous trouverez aujourd’hui toutes sortes d’images matricielles sur le Web. Par ailleurs, si vous disposez d’un lecteur de CD-ROM ou de DVD, vous pouvez accéder à d’anciennes ressources matricielles distribuées autrefois sur ces supports.

Les sauvegardes de travaux de design graphiques sur le Cloud, sur disques durs externes ou supports amovibles (clés USB, etc.) peuvent se révéler une mine d’images bitmap.

Assurez-vous, avant d’utiliser une image pour un projet de publication, de disposer de tous les droits d’utilisation. Lisez les termes des licenses accordées par les distributeurs. Respectez les droits d’auteurs et la propriété intellectuelle.

Les banques d’images

Pour trouver une liste de banques d’images sur lesquelles collecter des ressources matricielles, consultez le site Banques d’images sur Netboard.

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Illustrator – Pratiques fondamentales

Dans ce cours, vous allez découvrir les pratiques fondamentales du dessin vectoriel avec Adobe Illustrator. Vous utiliserez les outils de sélection, vous déplacerez des objets d’un calque à un autre, vous transformerez des formes primitives et des arcs pour construire une image.

Modifier des dessins de boîtes

Des boîtes contenant des têtes de rechange pour robots électroniques ont été placées sur une étagère. Vous allez modifier le dessin de quelques boîtes en suivant les consignes qui vous sont données.

Ouvrez le fichier PDF et enregistrez-le au format .ai (— Fichier > Enregistrer sous… ) sur le bureau de votre poste de travail.

Exercice en 5 étapes

Suivez les consignes et effectuez les modifications demandées en prenant pour modèles la disposition des boîtes grises et vertes.

Des compléments d’informations vous sont donnés pendant le cours. prenez un maximum de notes. Vous pouvez prendre des notes en dehors du plan de travail, directement dans Illustrator. Rédigez éventuellement un fichier de synthèse en Markdown en utilisant Stackedit 😉

Dessiner une pomme

Une deuxième pomme va tomber du pommier… La fourmi sera t-elle écrasée ? Vous allez dessiner cette deuxième pomme, une fois au sol.

Ouvrez le fichier PDF et enregistrez-le au format .ai (— Fichier > Enregistrer sous… ) sur le bureau de votre poste de travail.

Exercice en 5 étapes + 1 composition

Suivez les consignes et effectuez les opérations demandées en prenant pour modèles les schémas montrant les points d’ancrage et leurs lignes directrices.

En savoir plus

par des tutoriels en vidéos

sur les transformations

Emmanuel Correia fait une démonstration en 2 vidéos, sur YouTube, de toutes les opérations de transformation des formes avec Illustrator 2019.

sur la palette Pathfinder

IDIKOtv diffuse une vidéo de présentation du rôle des différents pathfinders. Ces outils puissants et très utiles servent à des illustrations complexes à partir de formes simples.

Emmanuel Correia détaille sur sa chaîne YouTube la procédure d’utilisation de la palette Pathfinder dans Illustrator 2019.

par des ouvrages spécialisés

Les éditions ENI proposent des ouvrages techniques très détaillés. Il en existe un sur Illustrator 2021. Des extraits du début de chaque partie du livre sont consultables en ligne.

par des formations complémentaires

Les heures de PAO programmées pendant la formation Community Management permettent un simple survol des principaux outils d’Adobe Illustrator. Une formation modulaire plus poussée, adaptée au niveau de chacun, est proposée par le GRETA Clermont Auvergne. Renseignez-vous 😉

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Illustrator – Calques

Ce cours est une initiation à la gestion des calques dans l’éditeur vectoriel Adobe Illustrator. Il se termine par un exercice visant à mieux structurer un fichier existant.

Illustrator superpose les objets

Illustrator fonctionne par défaut en superposant les objets dessinés. L’utilisateur a la possibilité de rassembler les objets dessinés sur des éléments virtuels superposés eux aussi les uns sur les autres. Ces éléments superposés sont nommés “calques”.

Utiliser des calques pour organiser les objets dessinés

La manipulation des images vectorielles met en évidence la nécessité d’identifier les constituants d’une image en les regroupant sur des calques explicitement nommés. Ce type d’agencement est clairement expliqué dans cette vidéo disponible sur IDIKOtv.

Définir une structure en calques

Plusieurs structures de calques sont envisageables.

Structurer en plans successifs

Une image figurative est structurée en plans superposés dans la profondeur. Le premier plan désigne les éléments situés près de l’observateur. L’arrière-plan désigne les éléments les plus éloignés. Entre les deux se positionnent les plans intermédiaires (deuxième plan, troisième plan, etc.).

Les dioramas de papier découpé positionnent les éléments montrés les uns derrière les autre, en une succession de plans espacés régulièrement, du plus proche au plus éloigné.

Source : https://www.pinterest.fr/aureliepouchet/diorama-papier/

Voyez aussi d’autres dioramas de papier sur Pinterest.

Une image vectorielle est structurée à la manière d’un diorama (sans l’éloignement entre les plans).

Décomposer un plan en plusieurs composants

Chaque plan est lui même composé d’éléments superposés. Sur l’image du diorama montrant un feu à l’arrière plan, nous distinguons clairement la superposition des flammes de différentes couleurs (orange foncé, orange clair, jaune).

Cette superposition n’existe pas dans la réalité tangible d’une flamme. Il s’agit d’un simple procédé graphique de superpositions de formes. Dessiner avec des formes vectorielles est similaire au dessin avec des formes de papier découpé.

Structurer en composants graphiques

Sur l’image ci-dessous, le colibri en premier plan est structuré en 4 calques. La forme bleue figurant le ciel (environnement) est disposé sur la calque le plus éloigné (fond ou arrière-plan).

Ce type de structuration convient bien pour le dessin stylisé. Ici vous remarquerez le léger décalage entre la forme colorée du sujet et le tracé de son contour. C’est une caractéristique du style graphique utilisé.

Structuration d’une illustration vectorielle

Nommer explicitement les calques

Nommer explicitement les calques d’une image vectorielle nous oblige à structurer mentalement notre travail. Cela nécessite un effort particulier et dépend du contexte de production.

Donnez aux calques des noms vous permettant de retrouver rapidement les objets qu’ils contiennent et la position qu’ils occupent dans le dessin.

Exemple de structuration et de nomenclature

Si vous devez animer des images vectorielles (avec le logiciel After Effect), cette structuration détaillée est absolument nécessaire.

Exercices d’application

Avant de pouvoir réaliser les exercices proposés, des informations sur l’interface d’Illustrator sont nécessaires. Ces informations vous sont apportées en présentiel ou en distanciel. Si vous souhaitez revoir quelques points, vous pouvez toutefois consulter (chez vous) les premières vidéos dEmmanuel Correia, concernant l’initiation à Illustrator CC 2019, sur YouTube (même s’il s’agit d’une version antérieure à celle installée sur vos postes, vous trouverez de quoi répondre à vos questions).

Structurer un fichier fourni avec un seul calque

Vous allez télécharger un fichier PDF, l’ouvrir avec Illustrator et structurer le fichier en créant des calques séparant explicitement les composants de l’illustration. Vous créerez un calque supplémentaire pour y dessiner un rectangle aux coins arrondi positionné en arrière-plan.

Dans Illustrator, choisissez la configuration de votre espace de travail intitulée “Les indispensables classiques”. Vous pouvez réorganiser la zone des panneaux (à droite de l’écran) comme vous le souhaitez, en vous inspirant éventuellement des captures présentées.

Ouvrez le fichier PDF et enregistrez-le au format .ai (— Fichier > Enregistrer sous… ) sur le bureau de votre poste de travail.

Le fichier avant sa structuration en calques explicitement nommés

Reproduisez la structure de calque montrée sur la seconde capture d’écran. Utilisez les points visibles dans la palette des calques (après sélection des objets) pour déplacer ces objets d’un calque à l’autre.

Fichier après sa structuration en calques explicitement nommés

Verrouillez le calque du cadre de manière à pouvoir effectuer des sélection par glisser sans déplacer le cadre.

Disposez les éléments dans le plan de travail comme vous le souhaitez.

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Illustrator – Intro

Ce cours est une introduction à la manipulation d’objets graphiques vectoriels avec le logiciel Adobe Illustrator, dans la cadre de la formation Community Management.

Les objets graphiques vectoriels

Désignations

Les objets graphiques vectoriels sont aussi nommés :

  • images ou illustrations vectorielles
  • formes vectorielles
  • dessins ou graphiques vectoriels
  • objets vectoriels ou simplement vecteurs

Formats numériques

Ils sont enregistrés numériquement sous forme de fichiers vectoriels. Les extensions des formats de fichiers utilisables sont :

  • EPS (Encapsuled PostScript)
  • AI (Adobe Illustrator)
  • SVG (Scalable Vector Graphic)
  • PDF (Portable Data Format)

Tous ces types de fichiers s’ouvrent avec Illustrator

Description technique

Images matricielles vs Images vectorielles

Voici une vidéo publiée sur IDIKOtv expliquant quelles sont les différences entre les images matricielles et les images vectorielles.

Tracés, points, lignes et poignées

Les objets vectoriels sont composés d’un tracé numérique constitué de lignes droites ou courbes reliant des points caractéristiques. Ces tracés sont ouverts ou fermés et les points caractéristiques sont liés à des lignes directrices dotées de poignées permettant de modifier l’orientation du tracé .

Voici une deuxième vidéo, publiée sur IDIKOtv , expliquant quels sont les différents points d’un tracé vectoriel et comment le tracé est modifié par l’orientation et la longueur des lignes directrices.

En savoir plus

Éditeurs vectoriels

Les objets vectoriels sont éditables avec un éditeur vectoriel ou logiciel de dessin vectoriel (à même de lire le format d’enregistrement de ces tracés).

Dans le cadre de de cours, nous utiliserons le logiciel Adobe Illustrator, proposé par l’entreprise américaine Adobe. Il existe de nombreux autres outils permettant de manipuler des objets vectoriels. Voici les plus connus :

Logiciels hors ligne

Logiciels en ligne

Logiciel à usage spécifique

Ce type d’outil permet l’exportation des réalisations au format SVG. Le logiciel est toutefois conçu pour réaliser un type de dessin vectoriel spécifique.

Utilisation

Les éditeurs vectoriels sont le plus souvent utilisés pour dessiner des objets graphiques tels que :

  • les illustrations (flat design et autres styles)
  • les graphiques ou diagrammes
  • les pictogrammes
  • les logos
  • les icônes
  • les enseignes
  • les caractères typographiques (lettres, chiffres, ponctuation, symboles, …)
  • les cartes géographiques
  • etc.

Collecter des objets vectoriels

Il est aujourd’hui inutile de savoir dessiner pour utiliser des objets vectoriels de qualité ! 😉

Vous trouverez toutes sortes d’objets vectoriels sur le Web. Si vous disposez d’un lecteur de CD-ROM ou de DVD, vous pourrez accéder à d’anciennes ressources vectorielles distribuées sur ces supports.

Les sauvegardes de travaux de design graphiques sur le Cloud, sur disques durs externes ou supports amovibles (clés USB, etc.) peuvent se révéler une mine d’objets vectoriels.

Collections payantes

Sur les plateformes listées ci-dessous, les objets graphiques proposés sont téléchargeables gratuitement sous forme d’images matricielles (formats JPEG ou PNG). Le téléchargement sous forme d’image vectorielle (format SVG) est payant.

  • blush.design – Édition permettant la personnalisation partielle des illustrations.
  • flaticon.com – Édition permettant la personnalisation partielle des illustrations (utiliser avec un autre navigateur si nécessaire…).
  • icones8.fr – Éditeurs permettant la personnalisation avancée des icônes et la personnalisation partielle des illustrations.
  • artify.co – Éditeur permettant la personnalisation avancée des illustrations.

Collections partiellement gratuites

Pour épargner nos économies, contentons-nous de collecter sur le Web des objets vectoriels gratuits . Voici une liste de plateformes sur lesquelles il vous sera parfois nécessaire de créer un compte utilisateur.

  • icones8.fr – Quelques séries d’icônes téléchargeables gratuitement au format SVG.
  • freepik.com – Nombreuses images vectorielles aux formats EPS et AI téléchargeables sous forme de dossier à décompresser. Le nombre d’images téléchargeable gratuitement est d’une dizaine par jour (en étant inscrit…).
  • pixabay.com – Nombreuses images vectorielles téléchargeables au format SVG.
  • vecteezy.com – Nombreuses images vectorielles aux formats EPS et AI téléchargeables sous forme de dossier à décompresser.
  • canva.com – Cet outil de PAO en ligne propose de nombreuses images vectorielles gratuites. Elles sont récupérables en enregistrant au format PDF le dessin assemblé dans Canva.

Les images disponibles sur les plateformes en ligne sont souvent construites en dépit du bon sens (calques non nommés, formes inutilement découpées, contours vectorisés, etc.). Ces images nécessitent donc un patient travail de mise au net si on veut les exploiter efficacement.

La gratuité des ressources listées ici vous contraint parfois à citer la source de ces illustrations quand vous les utilisez dans vos publications !

Collections entièrement gratuites

  • openmoji.org – Dessins très simples, au format SVG, à combiner selon ses besoins >>> exemples d’utilisation.
  • iconarchive.com – Planches de dessins thématiques simples, disponibles au format SVG.
  • undraw.co – Illustrations orientées webdesign dont la couleur tonique est personnalisable avant téléchargement. Quelques dessins style “handcraft” disponibles.
  • openpeeps.com – Dessins de personnages style “hand drawn”, combinables à loisir.
  • illustrations.co – Quelques dessins de Vijay Verma, sur diverses thématiques.
  • getevataaars.com – Avatars simples à personnaliser en ligne avant téléchargement.
  • etc.

Vous trouverez d’autres banques d’images en ligne en consultant le site “Banques d’images” sur Netboard.

Créez vos propres inventaires d’images numériques. Utilisez Deskyo pour rassembler vos liens. Partagez vos listes de liens sur Netboard. Optimisez votre productivité en regroupant sans un lieu facile d’accès les liens vers les images dont vous aurez besoin.

Bonus

Un tutoriel Sketchpad utilisant les ressources graphique du site openpeeps.com est mis à votre diposition pour découvrir l’outil.

Catégories
CM Formations-courtes

Collecter, traiter et publier les infos de veille

Dans ce cours, nous allons voir comment utiliser les fonctionnalités de base de plusieurs outils numériques pour collecter, traiter et publier les résultats d’une veille informationnelle.

Collecter les informations numériques

Il s’agit de collecter les informations numériques trouvées en ligne après avoir effectué des recherches ciblées. Les informations en ligne se présentent sous forme de textes, d’images, de vidéos, et plus généralement de pages Web présentant plusieurs types de contenus.

Le choix des outils de collectes dépend de la manière dont on envisage de traiter les résultats, de les synthétiser puis de les partager. Il est possible d’automatiser en partie cette collecte. Nous développerons ce point en fin de chapitre.

Collecter des textes

La collecte des textes s’effectue généralement dans le cadre d’un projet rédactionnel. Les outils de collecte sont généralement ceux utilisés habituellement pour éditer les textes rédigés par vos soins.

La publication de textes s’insère cependant dans un flux éditorial qu’il est utile d’examiner attentivement. En effet, la tendance actuelle est à l’édition d’un même contenu rédactionnel (rédigé en texte brut) vers différents formats de publication (résultats d’un export en texte riche).

Combien de formats de documents numériques utilisez-vous couramment ? Faites en une liste et déterminez quels sont les logiciels qui vous permettent de lire ces documents ? Quelles sont les passerelles permettant de passer d’un format numérique vers un autre format ?

Texte brut et texte riche

On distingue 2 grandes catégories de textes : les textes bruts (non formatés) et les textes riches (formatés). Les uns sont éditables à l’aide d’éditeurs de textes, les autres sont éditables à l’aide de traitements de texte

La première catégorie regroupe les textes enregistrés en tant que “plain text” (terminologie anglaise). La seconde catégorie regroupe les textes enregistrés en tant que “rich text” (traduit parfois par “texte enrichi”). Le texte riche est nommé aussi en anglais “fancy text”.

Définitions, avantages et inconvénients

➜ Consultez les articles ci-dessous pour mieux distinguer les 2 catégories de texte et repérer quelles sont les qualités du texte brut.

Pour produire un texte destiné à être retravaillé par la suite il est donc recommandé d’utiliser du texte brut. Les fichier de texte brut n’étant pas tributaire d’un logiciel de traitement de texte pour être affichés correctement ils sont plus pérennes, plus sûrs, plus souples à l’usage.

Utiliser des outils de notation avant l’édition

Pour collecter des contenus textuels, rédiger des notes de travail, esquisser des contenus rédactionnels, il est conseillé d’utiliser des éditeurs de texte brut facilitant la gestion documentaire. En voici une liste d’outils de notation (en ligne et hors ligne :

Les notes sauvegardées en texte brut sont faciles à styliser puis à mettre en page, après avoir été regroupées et structurées (hiérarchisées et ordonnées).

Conversion en texte brut

Il existe un outil en ligne pour convertir du texte Word en texte HTML propre (sans balise malvenue) : https://word2cleanhtml.com/

Écrire, collecter et sauvegarder en Markdown

Un des moyens les plus simples d’écrire un texte pour divers usages numériques consiste à utiliser un éditeur Markdown. Tous les outils de notation mentionnés plus haut sont des éditeurs Markdown ! Ils sont simplement dotés de fonctions particulières de gestion documentaires.

Voici une liste d’éditeurs Markdown faciles à prendre en main (avec 2 liens vers des sélections de plusieurs éditeurs) :

Un cours en ligne est disponible sur ce site pour prendre en main Stack Edit.

➜ Collectez vos texte au format Markdown, vous en verrez très rapidement tous les avantages, quelque soit votre plateforme de travail (Windows, MacOs ou Linux).

Collecter des images

Utiliser les outils dédiés sur GOOGLE IMAGES

Certaines plateformes de collecte d’images proposent des outils de recherche par similarité de formes ou de couleurs. Ces fonctions se révèlent utiles dans divers contextes. Nous y reviendrons plus loin. Google Images étant souvent utilisé, voici comment affiner ses recherches d’images en utilisant les outils mis à la disposition des internautes par Google.

Ci-dessous, je vous présente le résultat partiel d’une recherche sur Google Images concernant des affiches de style Art Déco à dominante orange.

Il est possible d’aller plus loin. Voici le réglage à effectuer pour rechercher des grandes images d’affiches Art Déco à dominante orange :

Collecter des images sur FLICKR et PINTEREST

Flickr est une plateforme permettant de rassembler des images dans des albums. Les images collectées sur Flickr ne sont pas reliées à une page Web. Extraites de leur contexte éditorial elles sont rassemblées et triées par le collecteur-collectionneur. Flikr n’est pas la seule solution d’hébergement d’images en ligne, vous en trouverez 5 autres à cette adresse : https://www.journaldugeek.com/dossier/hebergement-dimages-cinq-services-feront-oublier-flickr/

Pinterest est une plateforme permettant d’épingler des images sur des tableaux virtuelx. Les images épinglées sont aussi des liens vers les pages Web d’où elles proviennent. La plateforme propose également des images similaires à chaque image collectée.

Pinterest dispose aussi d’un puissant outil de recherche par similarité de formes et de couleurs (voir l’image ci-dessous).

Pinterest permet à chacun d’accéder à la liste des tableaux auxquels est abonné un “épingleur”. Cela permet d’élargir considérablement le champ de collecte en s’appuyant sur les choix d’un utilisateur ayant déjà retenu notre attention. Voir les captures d’écran ci-dessous pour savoir comment procéder.

Faites une recherche élargie à partir de l’image ci-dessous (cliquez sur l’image pour atteindre l’épingle).
Collectez les URL de toutes les plateformes sur lesquelles Ethan Fender publie ses travaux.
Explorez les comptes des utilisateurs auxquels il est abonné.
Éditez les résultats de votre recherche sur un document partageable en ayant soin de lui donner un titre explicite.

Collecter des images sur les sites d’inspiration graphique

Il existe de nombreuses plateformes fonctionnant de manière similaire à Pinterest. La ligne éditoriale de certaines d’entre elles les désignent tout particulièrement comme source d’inspiration pour les designers graphiques. Les informations iconographiques y sont déjà collectées, triées et publiées. Vous pouvez à votre tour en extraire les images qui vous intéressent. Voici une liste de quelques sites (le dernier lien élargit le champ de la recherche).

Collecter des vidéos

Il est plus facile de collecter des liens vers des vidéos hébergées en ligne que de collecter les vidéos elles-mêmes. Aujourd’hui de nombreuses informations sont disponibles sous forme de vidéos ou capsules vidéos. Nous développerons la collecte des liens un peu plus loin dans ce cours.

Collecter à partir de YouTube, DailyMotion et Viméo

Les plateformes d’hébergement les plus utilisées sont YouTube, DailyMotion et Vimeo.

Faites une recherche sur ces trois plateformes à partir du mot « infographie », les résultats sont très différents et ils vous permettent d’élargir votre compréhension du concept d’infographie.

Collecter des cours de design graphique en vidéo

Plusieurs playlists vidéos regroupent d’excellents cours de design graphique.

Collecter des vidéos sur Flickr

Notez que Flickr permet d’héberger des vidéos. Vous découvrirez peut-être une précieuse information sur cette plateforme…

Collecter des cartes mentales

Les cartes heuristiques et conceptuelles font partie de la grande famille des cartes cognitives ou cartes mentales. De plus en plus utilisées dans l’enseignement, les cartes cognitives permettent d’organiser visuellement l’information.

Les cartes heuristiques, construite autour d’un sujet central, sont un moyen très pratique de référencer et classer des liens vers des sites Web. En effet, la plupart des outils numériques de mind mapping intègrent les URL de manière dynamique.

J’utilise fréquemment cet outil, publiant ensuite mes cartes sur Biggerplate, le “YouTube” du mind mapping. Rendez-vous sur cette page Web pour visualiser quelques cartes établies par mes soins : https://www.biggerplate.com/dendrographe

D’autres cartes heuristiques sont consultables dans la galerie des cartes publiées sur le site xmind.net. Xmind est un éditeur de cartes heuristique dont une version gratuite, fonctionnelle à 90%, est proposé en libre téléchargement.

Effectuez une recherche sur la base du terme « veille informationnelle » sur le site de biggerplate.com et sur xmind.net. Notez les différences de mode de publication des cartes sur ces 2 plateformes.

Je vous propose d’effectuer la même recherche sur le site d’un autre éditeur de cartes heuristiques : Mindmeister. Notez les spécificités de cette plateforme de publication en ligne.
➜ Laquelle des trois plateformes vous paraît la plus adaptée à la veille informationnelle ?

Une carte heuristique est un excellent moyen de collecter des liens. Une carte mentale devient ainsi un véritable portail thématique qu’il est facile de partager avec ses collaborateurs.

Collecter des liens

Le plus pratique et le plus rapide, lors des opérations de veille informationnelle est indéniablement la collecte de liens. Plusieurs plateformes permettent de les collecter et de les publier simultanément.

Nous venons de voir qu’il était possible de collecter, trier et publier des liens sous forme de cartes cognitives (mind maps). D’autres outils permettent d’effectuer les opérations fondamentales de la veille informationnelle.

L’un des plus anciens est Pearltrees mais sa refonte, il y a quelques années, l’a privé de nombreux avantages face à ses concurrents. Vous trouverez cependant sur Pearltrees des « colliers » très intéressants consacrés à notre sujet (voir ci-dessous). Il est nécessaire de s’inscrire pour accéder aux ressources de la plateforme.

Pour collecter des liens, je vous propose d’utiliser deux autres outils : Netboard, Deskyo.

NETBOARD

Netboard soigne particulièrement la forme sous laquelle sont publiés les liens collectés. Cet outil permet de publier de nombreux autres types de contenus (voir l’illustration ci-dessous) et son utilisation s’avère très simple pour collecter, classer et publier des liens.

Un tutoriel d’utilisation de Netboard est disponible au format PDF à cette adresse : http://www2.ac-lyon.fr/services/rhone/rdri/images/documents_2014/Tutoriels/tutoriel_Netboard.pdf.
Un autre tutoriel est disponible sur netboard.me à cette adresse : https://jmd85.netboard.me/presentation/

Netboard a placé des vidéos d’explication sur son utilisation au début de sa page d’accueil.

➜ Pour effectuer des recherches sur des pages existantes créées sur Netboard, il est nécessaire de faire appel aux fonction avancées de Google. Ajoutez site:netboard.me après une expression clé dans Google (« veille », par exemple). La page de résultats de recherche affichera seulement les pages présentes sur le site de Netboard.

Netboard est un outil très puissant permettant de publier toutes sortes de contenus. Prenez le temps d’en approfondir l’utilisation. Il se pourrait que cette plateforme devienne votre outil principal de curation 😉

POCKET

Pocket est un outil de collecte de signets dans le but de lire les contenus des sites comme sur une tablette et de partager des listes de contenus à un réseau d’abonnés.

La lecture en mode tablette permet de modifier les paramètres de stylisation (couleur de fond et couleur de texte, taille des caractères) et de lire seulement le contenu principal du site.

Guillaume Vendé a écrit un article (en français) utile concernant l’utilisation de Pocket. Vous y découvrirez un avantage à utiliser Pocket sur MacOs, iOs, Android ou Kobo… Les précisions techniques sont disponibles sur l’aide en ligne de Pocket.

La principale recommandation est d’archiver les articles une fois qu’ils ont été lus… et bien sûr de lire les articles collectés (avant de les archiver) 😉

Sur mobile, les atouts de Pocket sont présentés par Gui sur cette vidéo :

DESKYO

Simple d’utilisation et d’usage, la plateforme Deskyo permet de disposer de tous ses favoris en ligne. Si ceux-ci sont bien classés (cela ne tient qu’à vous…), vous disposez d’une formidable base de liens, toujours accessible, quel que soit le navigateur et le poste que vous utilisez.

Le partage des favoris n’est pas autorisés, en sorte que vos collections de liens restent privées.

Deskyo permet d’exporter au format HTML l’ensemble de tous les liens collectés, dans une page structurée respectant le classement effectué. Une fonctionnalité récente permet aux abonnés Premium de partager une collection de liens particulière.

La génèse de Deskyo est détaillée par son fondateur, Stéphane Gloriot, sur le forum de la plateforme Openclassrooms. Un article, publié sur Blogger, présente brièvement Deskyo et en détaille les fonctionnalités.

Si la sauvegarde des liens nécessite plusieurs clics, cela permet de conserver en mémoire les classements effectués.

Collecter des flux RSS

Technologie incontournable de la veille informationnelle, les flux RSS permettent d’être tenu informé automatiquement dès qu’une nouvelle publication est effectuée sur un site auquel on est abonné.

FEEDLY

Parmi tous les outils disponibles pour centraliser les extraits en provenance des différents abonnements, je vous recommande l’usage de Feedly.

➜ Pour en apprendre un peu plus sur l’utilisation de Feedly, je vous propose de consulter cette présentation sur genial.ly ou de consulter ce tutoriel en ligne.

Un autre outil, très polyvalent, permet de gérer ses abonnements RSS et bien davantage, il s’agit de Netvibes. Je vous laisse découvrir en ligne ses fonctionnalités et son potentiel.

S’abonner à des newsletters

S’abonner à une newsletter est désormais entré dans les mœurs numériques. Le tout est de savoir comment s’abonner… et comment se désabonner. La plupart des sites publiant des articles à un rythme soutenu proposent des abonnements par mail. C’est un excellent moyen d’être tenu au courant des actualités d’un site.

En matière de webdesign, je vous recommande la newsletter suivante : https://the-webdesigner.co/

Dans le secteur du “print design”, une stagiaire m’a recommandé la newsletter du site graphiline.com.

Collecter des documents PDF

La recherche et la collecte de fichiers PDF s’est développée en même temps que leur mise en ligne, facilitée par la croissance des débits de données sur Internet. Il est désormais très fréquent d’ouvrir un fichier PDF lors d’une navigation sur le Web, d’autant plus que les navigateurs récents les lisent directement.

Des plateformes comme Issuu et Calameo se sont spécialisées dans la publication de documents au format pdf. En rajoutant la mention site:calameo.com après la saisie des mots clés dans Google on effectue une recherche spécifiquement dans les fichiers PDF archivés sur le site de Calaméo.

➜ Petite astuce pratique : pour mieux visualiser vos résultats de recherche de PDF, assurez-vous d’être sur l’onglet “Images”. Vous pourrez vous faire une idée plus précise de la présentation du document PDF disponible en ligne.

De façon générale, pour trouver des fichiers PDF sur le Web, il suffit de rajouter la mention filetype:pdf après la saisie des mots clés dans Google. Cette requête trie les résultats de recherche par le type de fichier indiqué (vous pouvez tenter l’expérience avec ppt ou doc).

➜ Faites une recherche en saisissant dans Google : design graphique filetype:pdf ou typographie filetype:pdf. Passez ensuite sur l’onglet “Images” pour mieux apprécier la présentation visuelle des résultats.

Collecte des information publiées sur des livres blancs

Les livres blancs sont des documents distribués gratuitement par voie numérique, le plus souvent au format pdf. Conçus par des professionnel, les livres blancs présentent souvent une synthèse intéressante sur tel ou tel sujet. Un site répertorie les publications francophones et vous met en relation avec l’éditeur des documents, il s’agit du site leslivresblancs.fr

Voici un exemple de livre blanc, publié par Editoile, traitant de l’optimisation de la rédaction Web : Écrire pour être lu et référencé

Collecter traditionnellement des informations

Le développement des outils numériques n’a pas fait disparaître la recherche documentaire dans les documents imprimés ou manuscrits. Par contre elle en a fait évoluer de nombreux aspects, de l’indexation à l’archivage, en passant par la publication des catalogues des bibliothèques, des musées, des centres de documentation, etc.

Accéder aux versions en ligne des magazines

La numérisation des documents manuscrits et imprimés permet au grand public d’accéder à de très nombreux documents jusqu’alors relégués dans les bibliothèques. Il n’en demeure pas moins que de nombreuses ressources n’existent que sous une forme imprimée ou manuscrite.

Pour ceux que le format « papier » ne rebute pas, les magazines spécialisés sont une source précieuse d’information. Le traitement des informations qu’ils contiennent en vue de les partager professionnellement est par contre plus lourd à mettre en œuvre… Plusieurs magazine dispose d’un site, comme Étapes (ci-dessus), sur lequel il est possible d’accéder à des contenus complémentaires.

Partager les références d’un livre

L’information contenue dans les livres est précieuse. Partager le contenu d’un livre n’est pas toujours possible, pour des raisons techniques et surtout pour des raisons juridiques (propriété intellectuelle, droits d’auteur, etc.).

Il est toujours possible de partager un lien vers la page du site de l’éditeur sur laquelle le livre est présentée. Voici par exemple un lien vers l’éditeur du livre de Sonia Baibou : Oh my code ! Je crée mon premier site Web. Voir plus haut pour collecter un tel lien sur Deskyo (espace privé) ou Netboard (espace public).

Questionner les acteurs du secteur

Une conversation conduite dans une démarche d’écoute active permet d’en apprendre beaucoup sur les ficelles d’un métier, sur la meilleure organisation des tâches ou sur les ressources utilisées effectivement sur le terrain.

Sous sa forme la plus aboutie, cette écoute active devient management des connaissances. Cette activité permet de synthétiser l’ensemble des savoirs stratégiques et techniques sur lesquels repose le bon fonctionnement d’un secteur.

Pour en savoir plus :

Traiter les données collectées

Le traitement de l’information collectée consiste à l’analyser, à en vérifier les sources, l’actualité (la fraîcheur) et la fiabilité. Il s’agit de trier, de cataloguer puis de préparer la publication des résultats de veille. Il est possible d’ajouter quelques commentaires personnels. Traiter une information c’est lui donner du sens, l’insérer dans un contexte, la mettre en perspective avec d’autres informations.

Source : https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/data-analyse/donnees-informations-connaissances-competences

L’intérêt de la veille se fonde en grande partie sur la manière dont les données collectées sont traitées.

Une information non traitée est une simple donnée. Traitée, la donnée devient information qui, traitée à son tour, devient connaissance. Cette connaissance, traitée en dernier ressort devient compétence.

Pour devenir information, une donnée doit avoir du sens (ratio de contraste à 4.5). Pour devenir connaissance, une information doit être réutilisable (un ratio de 4.5 entre 2 couleurs est conforme à la norme d’accessibilité AA). Pour devenir compétence, une information doit être réutilisable dans un but précis (toute couleur présentant un ratio de 4.5 sur le noir et sur le blanc permet de constituer un nuancier normalisé de 3 couleurs utilisable en webdesign).

Annoter des captures d’écran

L’annotation des images et en particulier des captures d’écran est un traitement de données brutes donnant plus de sens à l’image. Skitch est un outil parfaitement adapté à cet usage. La plupart des images annotées de ce cours le sont avec Skitch.

Il existe plusieurs autres outils d’annotation. Vous en trouverez une sélection sur outilstice.com

Capture d’écran dont certaines parties ont été floutées avec Skitch

Éditorialiser les informations

L’un des meilleur moyens de donner du sens à une information est de l’éditorialiser. La veille informationnelle prend tout son sens quand les informations collectées sont regroupées, classées, résumées, commentées, mises en relations avec d’autres informations. La numérisation des informations et la publication sur le Web permettent de dynamiser ce processus. Les contenus sont alors continuellement mis à jour.

Regrouper et classer les données collectées

Les outils de collectes de liens permettent à leurs utilisateurs de classer les liens dans des dossiers et des sous dossiers. Le simple fait de classer des favoris collectés sur Deskyo dans des dossiers (collections) nommés avec précision est un premier pas vers une éditorialisation des informations.

Un classement évolue avec le temps. Il est souvent nécessaire de créer de nouveaux dossiers ou sous-dossiers, de renommer des dossiers existants, de modifier l’emplacement de tel ou tel favori. Ce travail de classement nous permet de mieux cerner les sujets auxquels nous nous intéressons.

Effectuer ce classement sous forme de listes ou de cartes cognitives (voir plus bas) est aussi un excellent moyen de traiter les données collectées.

Éditorialiser en Markdown pour publier en ligne

Ce point a déjà été abordé plus haut, dans le cadre du chapitre consacré à la collecte des textes.

Les outils de traitement de texte ou les éditeurs de textes balisés (HTML ou Markdown principalement) permettent de regrouper des liens, des commentaires voire des images dans des documents de synthèse structurés. La mise en ligne est facilitée par la possibilité d’exporter le travail effectué en HTML stylisé (avec menu interactif dans certains cas…).

Éditorialisation d’une liste d’ouvrages avec un éditeur Markdown

Éditorialiser sous forme de cartes mentales

Nous l’avons déjà vu, il est possible de collecter des liens avec les outils de cartographie cognitive (mind mapping). Nous avons vu plus haut que les plateformes publiques d’archivage de cartes heuristiques (XMind share, Biggerplate, MindMeister) sont des lieux d’investigation et de collecte de données. Les informations y sont présentées sous la forme de cartes mentales par les utilisateurs de ces plateformes.

Une carte cognitive autorise la prise de note, le commentaire audio, l’insertion d’image ou de pièce jointe. Pour ceux que la structuration en arborescence ne déroute pas, la carte heuristique est un formidable outil d’éditorialisation.

Publier ses résultats de veille

La publication des résultats de la veille informationnelle permet de partager les découvertes effectuées mais surtout de montrer aux autres quel traitement nous appliquons à ces découvertes. Notre sélection est porteuse de sens, notre classement est porteur de sens, la forme sous laquelle nous partageons nos découvertes est elle aussi porteuse de sens.

Il en est de même pour la préparation du passage d’un Titre Professionnel. La forme donnée aux documents présentés au jury compte autant sinon plus que le contenu des documents. C’est la manière dont les connaissances sont traitées qui révèle le plus les compétences de chaque candidat.

Publier les résultats de veille avec Pinterest, Pearltrees ou Netboard

Nous avons vu que plusieurs outils de collectes sont couplés avec des outils de publication. Les tableaux Pinterest sont accessibles à tous s’ils n’ont pas été “privatisés”. Les liens collectés sur Pearltrees sont également visibles par tous, sauf paramètres contraires. Sur Netboard, les sites Web de collecte sont privés par défaut mais ils peuvent être volontairement rendus publics.

Tableau de bord de netboard.me

D’autres outils permettent de partager des liens vers des ressources en ligne sous une forme plaisante à consulter. L’un de ces outils, dédié particulièrement à la veille collaborative, se nomme Scoop.it.

Scoop.it propose une formule gratuite avec la possibilité de publier une seule page comprenant 50 liens commentés… C’est déjà beaucoup sur une thématique particulière. Vous pouvez consulter une page de ce type, animée par mes soins, intitulée Design Graphique.

Vue éditeur d’une page Scoop.it

➜ Scoop.it invite les utilisateurs d’un compte gratuit à se reconnecter régulièrement pour continuer à activer leur publication.

Faire valoir ses pratiques de veilles

Comme cela a été précisée en introduction, les résultats concrets de votre veille informationnelle seront évalués par le jury du titre professionnel. Vous serez questionnés à ce sujet et vous pourrez être amenés à montrer au jury de quelle manière vous procédez.

Je vous recommande donc a minima de disposer des comptes suivants, alimentés en fonction de vos centre d’intérêts professionnels :

  • un compte Deskyo avec plusieurs collections de favoris
  • un compte Pinterest avec plusieurs tableaux d’épingles
  • un compte Netboard avec plusieurs sites thématiques regroupant des présentations de sites pertinents

Dans le cadre d’une éventuelle recherche d’emploi, vous pouvez mentionner l’adresse de votre compte Pinterest ou Netboard.

Mieux encore, si vous éditez un blog sur votre métier, n’hésitez pas à communiquer son adresse sur votre portfolio et sur votre cv.

Considérez une fois pour toute que la publication de vos connaissances professionnelles est un aspect incontournable de votre métier. Soignez votre travail, soyez exigeant(e)s et choisissez une forme de publication en adéquation avec votre secteur d’activité.

Conclusion

Les outils et les pratiques présentées dans ce cours permettent de personnaliser une veille informationnelle mise en place dans le secteur du graphisme. Celle-ci s’insère dans une démarche de documentation personnelle, de formation individuelle de partage communautaire d’informations et de connaissances.

Dans le cadre des formations à l’exercice des métiers touchant à la communication, établir et mener veille informationnelle est une compétence à acquérir sans tarder.

Créez un blog, publiez des sites sur les sujets que vous maîtrisez, écrivez, illustrez, alimentez les plateformes de curation de contenus, etc. Ne vous contentez pas d’apprendre des techniques, devenez de véritables acteurs de votre secteur professionnel en produisant des informations pertinentes et utiles à tous.

Des ressources complémentaires sont disponibles sur y‑goguely.netboard.me/veille

Catégories
CM FCS FCS1-cours

L’architecture client-serveur

En complément du cours sur le fonctionnement du Web, voici une présentation très simple de l’architecture client-serveur dans le contexte de la création et de l’utilisation de sites Web.

Que sont les clients et les serveurs ?

Pour qu’il y ait un serveur, il doit y avoir au moins deux ordinateurs, l’un qui sert (le serveur), l’autre qui reçoit (le client). Un serveur web est en fait un programme disponible en tout temps (ou presque) qui attend qu’un internaute-client s’y branche avec son navigateur pour accéder à de l’information placée sur le serveur. Le serveur Web et le navigateur peuvent « se parler » grâce au protocole HTTP. Bien que cela ne soit pas l’usage, les navigateurs (nommés aussi fureteurs au Québec…) peuvent être désignés par l’expression “client HTTP”.

Un client est d’abord actif (ou maître), il envoie des requêtes au serveur, il attend et reçoit ensuite les réponses du serveur.
Un serveur est initialement passif, il attend, il est à l’écoute, prêt à répondre aux requêtes envoyées par des clients. Dès qu’une requête lui parvient, il la traite et envoie une réponse.

Dans le schéma présenté plus haut, seul un logiciel est cité, côté client ou côté serveur, utilisant le protocole HTTP ou le protocole FTP. Il en existe plusieurs autres dans chaque catégorie. Faites des recherches sur le Web pour découvrir ceux que vous ne connaissez pas.

Voir une animation sur le rapport client-serveur

L’Université de Lille propose une courte animation résumant de manière très clair le rôle du serveur et celui du client, dans le secteur du Web…

HTTP et FTP

Pour dialoguer l’un avec l’autre, le client et le serveur doivent bien sûr utiliser le même protocole de communication.

Dans le cas de la consultation de sites en lignes, le protocole utilisé est le protocole HTTP (HyperText Transfert Protocol ou Protocole de Transfert HyperTexte, en français).

File Transfer Protocol (Protocole de Transfert de Fichier), ou FTP, est un protocole de communication destiné au partage de fichiers d’un ordinateur vers un autre, sur un réseau TCP/IP. TCP/IP est la suite des protocoles utilisés pour faire fonctionner Internet.

En savoir plus

Vous trouverez des informations plus détaillées sur ces sujets sur le document suivant :

http://projet.eu.org/pedago/sin/ISN/8-client_serveur.pdf

Pour les plus curieux, l’auteur du pdf ci-dessus propose d’autres ressources à cette adresse :

http://projet.eu.org/pedago/sin/

Sur le site malekal.com, vous trouverez des informations complémentaires (en naviguant dans les rubriques du site, vous trouverez de nombreuses autres informations sur les réseaux et leur configuration.)

https://www.malekal.com/le-modele-ou-architecture-client-serveur/

Un glossaire du Web est consultable à l’adresse suivante :

http://mapageweb.umontreal.ca/lerouxpa/internet/xgloss.htm

Ce glossaire a plus de 20 ans et il a été rédigé par un enseignant québécois. Il reste d’actualité sur tous les concepts fondamentaux du fonctionnement d’Internet. Il vous permet par ailleurs de voir à quoi ressemblait un site dans les années 90 !

Exercice

Téléchargez et imprimez l’image ci-dessous. Complétez le schéma en remplissant de mémoire les différent cadres. Inscrivez en pied de l’image la signification de HTTP et FTP.